LE FEU DU SAINT ESPRIT

Le feu du Saint Esprit

Texte : Luc 3 :15-16

 

            Introduction : Par moments il y a des petits chœurs appris à l'Ecole du Dimanche qui me reviennent à l'esprit. Cela non seulement montre l'efficacité de la mémorisation dès son jeune âge, mais aussi l'importance des vérités bibliques fondamentales qu'ils véhiculent.

Le chœur auquel je pensais cette semaine est intitulé : « Ce qui me donne la vie, c'est le feu de Ton Esprit ». Bien sûr, il s'agit ici de la vie spirituelle ! En effet, Jésus Lui-même a reconnu : « C'est L'Esprit qui vivifie ; la chair ne sert à rien. Les paroles que je vous ai dites sont Esprit et vie » (Jean 6 :63).

Dans notre texte de départ Jean le baptiseur présente Jésus comme Celui qui baptise du Saint-Esprit et de feu. En effet, le jour de la Pentecôte, le feu du Saint-Esprit a embrasé le cœur des disciples. Parmi les manifestations surnaturelles, signalant la descente du Saint-Esprit sur l'Eglise naissante, selon le récit dans le livre des Actes, « il vint du ciel un bruit comme celui d'un vent impétueux... des langues, semblables à des langues de feu... se posèrent sur chacun d'eux. Et ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et se mirent à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer » (2 :2-4).

Encore une fois nous voyons la présence et l'action du Saint-Esprit liées au feu, qui est l'un des symboles de la Troisième Personne de la Trinité.

Pourquoi le feu ? Il y a un certain nombre de connotations rattachées au feu.

Dans l'Ancien Testament, le feu de Dieu est souvent le signe de Son approbation, de Sa faveur. On se souvient du prophète Elie au mont Carmel. Confronté aux faux prophètes, servant Baal, Elie les défia et construit un autel à l'Eternel, à qui Il demande : « Réponds-moi, Eternel... afin que ce peuple reconnaisse que c'est toi qui ramènes leur cœur ! Et le feu de l'Eternel tomba, et il consuma l'holocauste... Quand tout le peuple vit cela, ils tombèrent sur leur visage et dirent : ‘C'est l'Eternel qui est Dieu !' » (I Rois 18 :37-39).

Déjà Moïse avait, lui aussi, connu cette même réalité lors de son appel. En effet, « l'ange de l'Eternel lui apparut dans une flamme de feu, au milieu d'un buisson » (Exode 3 :2). Plus tard, lors de l'alliance de Dieu avec Son peuple, « le mont Sinaï était tout en fumée, parce que l'Eternel y était descendu au milieu du feu... » (Exode 19 :18).

Dans ce feu divin, qui est signe de la présence manifeste de Dieu, il y aussi une allusion au jugement de Dieu, qui est appelé en Hébreux 12 :29 « un feu dévorant ».

Dans le Nouveau Testament, le baptême du Saint-Esprit tel qu'il est décrit dans le livre des Actes agit tel un feu puissant dans la première église. C'est ce feu du ciel qui dynamise les chrétiens et fait de l'église chrétienne une force redoutable.

Le symbolisme du feu est très riche ; j'aimerais ici souligner trois propriétés spécifiques au feu :

 

•1.      Le feu du Saint-Esprit purifie l'église (Actes 5 :1-11)

 

Lorsqu'on pense au livre des Actes, on a souvent tendance à idéaliser la première église. On

oublie que cette église était aussi imparfaite que toute église parce qu'il y a toujours l'élément de la chair, qui a des désirs contraires à ceux de l'Esprit. En effet, en plein réveil spirituel, en plein essor, dès le chapitre 5, l'église essuie un grave revers. Malgré le climat d'unité, de générosité, de solidarité, et de vigueur dans le témoignage qui était rendu à l'extérieur (vv. 32-36), il y a un couple qui se démarque par sa décision de tromper les apôtres en retenant une partie du prix de la vente de leur propriété. Par le biais de l'apôtre Pierre, le Saint-Esprit dévoile le péché, en l'occurrence le mensonge proféré par ce couple. Pierre s'adresse d'abord à Ananias et lui dit : « Pourquoi Satan a-t-il rempli ton cœur, au point que tu mentes au Saint-Esprit... » (5 :3). Au verset 5, nous apprenons que ce frère, « entendant ces paroles, tomba, et expira »... et ce n'est pas fini car, selon le verset 10, environ trois heures plus tard, sa femme Saphira, elle aussi coupable de mensonge, « au même instant... tomba aux pieds de l'apôtre, et expira ». L'effet de ce « nettoyage » spirituel fut qu'une « grande crainte s'empara de toute l'assemblée et de tous ceux qui apprirent ces choses » (v. 11). Oui, le feu du Saint-Esprit purifiait l'église de toute souillure, car comme Son nom l'indique, le Saint-Esprit est un Esprit de sainteté et de pureté. Seulement ainsi l'église peut continuer à avoir un impact sur la société. Notre puissance spirituelle dérive de notre pureté spirituelle !

 

•2.      Le feu du Saint-Esprit produit de l'énergie spirituelle (Actes 1 :8)

 

Jésus avait bien expliqué la raison pour laquelle le baptême dans le Saint-Esprit représentait

une nécessité pour chaque disciple en vue de la mission qui leur était confiée :

« ...vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins... »

Tel un combustible, apte à produire de la chaleur, le feu du Saint-Esprit a littéralement embrasé non seulement les 12 apôtres mais tous les croyants. Dès le jour de la Pentecôte, ce feu leur a donné le courage, l'audace, l'énergie de parler de Jésus sans aucune honte, de témoigner avec ardeur de Sa parole dans un contexte d'hostilité et de persécution. Ce feu les a remplis de passion pour les perdus, de compassion pour les souffrants, de zèle et de détermination face à l'opposition... Rien, ni personne a pu arrêter ces croyants baptisés dans le Saint-Esprit.

Dans Actes 17, il est question d'un groupe de Juifs qui, jaloux des apôtres (Paul et Silas), les accusent devant les magistrats de la ville : « Ces gens, qui ont bouleversé le monde, sont aussi venus ici... » (v. 6). Quel compliment ! Ces apôtres vivaient de manière tangible cette vérité : « ce qui me donne la vie, c'est le feu de Ton Esprit » !

 

•3.      Le feu du Saint-Esprit permet à l'église de briller dans le monde (Actes 11 :26)

 

Ce même « combustible céleste » dégageait une lumière qui envahissait et qui brillait dans les  ténèbres du monde. Suite à un mouvement de persécution féroce, les chrétiens furent dispersés... en fait, cette persécution ne faisait que répandre le feu de l'Esprit dans d'autres régions ! Au chapitre 11, nous voyons ces chrétiens, nullement effrayés ni intimidés par les obstacles rencontrés, continuant à annoncer la bonne nouvelle du Seigneur Jésus (v. 20). Quelle bénédiction de lire, au verset 21, que « la main du Seigneur était avec eux, et un grand nombre de personnes crurent et se convertirent au Seigneur ». Dans ce même chapitre, nous voyons l'arrivée de Barnabas et Paul à Antioche, où « pour la première fois, les disciples furent appelés chrétiens » (v. 26). Quel témoignage de l'extérieur ! Les gens ont remarqué que ces croyants ressemblaient à Christ. Ils étaient la lumière du monde ! Les non-chrétiens se rendaient compte que ces chrétiens avaient été avec Jésus...

 

Conclusion :

Le feu de l'Esprit, ce n'est pas du fanatisme, un show, des émotions passagères, ni des idées mystiques...

C'est la présence de Dieu qui envahit nos cœurs, qui « baptise », immerge nos vies dans Son Esprit. C'est ce revêtement de pureté, de puissance, de lumière qui viennent d'en haut... afin que nous soyons des instruments efficaces dans notre génération. Sans ce feu divin, je risque une vie chrétienne stérile, vide, plate, sans impact... !

Les chrétiens du premier siècle ont reçu ce baptême à la Pentecôte, et les mêmes chrétiens ont été régulièrement « remplis » du Saint-Esprit. La promesse est aussi pour nous !

La première église nous enseigne que c'est dans la prière que ce feu divin descend, nous embrase et nous remplit...

Prions : Seigneur, viens ranimer le feu de Ton Esprit ! Oh que l'église en a besoin aujourd'hui !

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